Les évènements en Bulgarie ces derniers jours liés à la démission du gouvernement nous indiquent que nous devrions nous attendre à des innovations en matière de politique étrangère également. Le gouvernement qui a démissionné était un cabinet de la coalition de gauche en Bulgarie. Dans les jours qui viennent il sera remplacé par un gouvernement intérimaire d'orientation conservative nommé par le président Rossen Plévnéliev qui gouvernera jusqu'au milieu du mois d'octobre.Le président a jusque-là à plusieurs reprises souligné sa désapprobation de certaines positions diplomatiques du cabinet de Plamen Orécharski et a rappelé cela même avant la démission de ce cabinet. Au sommet de l'OTAN des pays d'Europe Centrale et Orientale à Varsovie, le président bulgarea réitéré la thèse selon laquelle les évènements en Ukraine exigent une augmentation de la présence militaire du pacte dans la région de l'Europe du Sud-Est et de la mer Noire, davantage d'exercices conjoints des alliés et une utilisation plus active des installations et équipements militaires conjoints en Bulgarie. Le gouvernement en place ne partageait pas cet avis et estimait que le pays est en mesure tout seul de faire face au nombre croissant de vols d'avions militaires russes en mer Noire et qu'il n'a pas besoin de forces supplémentaires sur son propre territoire. Ces différences ont amené certains observateurs à la conclusion qu'il existe de fait en Bulgarie deux politiques étrangères. Le président Rossen Plévnéliev a à plusieurs reprises critiqué le comportement de Moscou dans la crise ukrainienne estimant que la Russie soutient des actes terroristes contre l'intégrité territoriale d'un pays européen. Le gouvernement qui s'en va n'était pas de cet avis et au moment où le président plaidait pour des sanctions de l'Union européenne contre la Russie, il insistait sur la nécessité de travailler ensemble avec elle pour résoudre la crise ukrainienne
Deux jours avantla démission du cabinet de Plamen Orécharski, le président s'est fortement indigné dans une déclaration par les intentions de la Holding énergétique bulgare de signer un accord avec le groupe russe Gazprom pour un emprunt de plusieurs milliards pour le financement de la partie bulgare dans le projet de gazoduc South Stream. Le gouvernement n'a finalement pas pris une telle décision mais les réactions négatives vigoureuses du président du pays indiquent que dans les nouvelles conditions politiques à Sofia un tournant de la politique étrangère est fort possible. Le cabinet intérimaire sera nommé par le chef de l'Etat et on devrait s'attendrequ'il suive sa politique. Quelle est-elle, on le verratrès bientôt.
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