Ces derniers jours le ministre bulgare par intérim de l’Agriculture a demandé la convocation d’une réunion extraordinaire du conseil « Agriculture et pêche » afin d’élaborer une position européenne commune vis-à-vis de l’embargo russe sur des produits alimentaires européens. Un peu plus tard, le ministre par intérim des Affaires étrangères a exprimé son inquiétude devant l’ambassadeur ukrainien à Sofia quant à l’intention de l’Ukraine de mettre en place des mesures en riposte aux sanctions russes. Sofia a plus d’une raison de s’inquiéter car l’embargo russe touche directement les producteurs bulgares de fruits frais, de poisson, de fromage et de légumes. Leurs exportations en direction de la Russie en 2013 se chiffrent à 53,4 millions d’euros, soit 9,3 % du volume total des exportations pour ce pays. En même temps les mesures anti-russes envisagées par l’Ukraine se traduiraient par le blocage du transit de gaz russe par le territoire ukrainien alors qu’on sait que la Russie fournit 90 % du gaz naturel qui est nécessaire à la Bulgarie pour satisfaire sa consommation. Cette année, à cause de la tension entre la Russie et l’Ukraine, notre pays a commencé plus tôt le stockage de réserves de gaz dans son dépôt à Tchiren (Nord-Ouest de la Bulgarie). Toujours est-il que ces réserves pourraient satisfaire la demande nationale pour 3-4 mois maximum. En plus, l’absence d’interconnexions gazières (capables de transporter du gaz dans les deux sens) avec les pays voisins fait craindre un scénario identique à celui qui s’est produit en 2009 quand la Bulgarie s’est retrouvée victime d’un conflit gazier russo-ukrainien. Les inquiétudes de Sofia sont partagées par plusieurs pays de l’UE ce qui est toutefois un bien maigre réconfort. La République tchèque, la Pologne, l’Autriche, la Finlande, la Belgique et l’Estonie se sont joints au rang de Sofia quant à la demande d’examiner les sanctions russes mais pour le moment la Commission européenne n’évoque pas la possibilité d’approuver des mesures d’indemnisation des producteurs affectés par l’embargo russe. La Commission européenne, tout comme la Bulgarie, tente de convaincre l’Ukraine de ne pas mettre en place de mesures radicales contre la Russie mais pour le moment une évolution positive de la position ukrainienne semble peu probable. Il est plus qu’évident que le jeu de sanctions et anti-sanctions n’est pas la clé de la solution car on n’en connaît pas l’ampleur et les conséquences.
Version française : Krassimir Koprivenski
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