Rien qu’en deux jours les pouvoirs publics ont pris la décision d’augmenter la dette publique de 2.6 milliards d’euros. Pour mieux évaluer la situation, rappelons qu’avant la crise, en 2008, la Bulgarie, avait une dette de moins de 5 milliards d’euros tandis qu’à l’heure actuelle sa dette atteint la somme astronomique des 13 milliards d’euros, soit 30% environ du PIB.
Comment en-est-on arrivé là ?
Rappelons que cette semaine, le parlement a donné le feu vert au budget rectifié pour cette année afin de renflouer les caisses de l’Etat. Le gouvernement, quant à lui, a reçu l’autorisation d’émettre une novelle dette publique d’une valeur de 2.3 milliards d’euros à condition de « trouver » illico 1.6 milliard d’euros auprès des banques internationales. Cet argent est nécessaire pour rembourser les dépôts garantis allant jusque 100 000 euros des clients de la CorpBank, mise en faillite. Ce qui est un exemple sans équivoque de la façon dont certains actes douteux de l’actionnaire majoritaire de cette banque, Tsvétan Vassilev et sa participation à toute une série d’affaires politico-économiques frauduleuses, couplées à un comportement irresponsable et non professionnel de la part de la Banque centrale, pourraient ébranler la stabilité financière du pays entier. D’autre part, le parlement a autorisé le gouvernement de mener des pourparlers avec la Banque européenne d’investissement afin de lui octroyer un nouvel emprunt de 500 millions d’euros.Cet argent sera destiné à soutenir le budget public dans le co-financement des projets portant sur des programmes européens. Ceci vient prouver une nouvelle fois combien « la couche de glace sur laquelle patinent les finances publiques bulgares est mince » et qu’au moindre faux pas elle risque de se briser. Le seul fait qu’en une semaine seulement, une telle montagne de nouvelles dettes se soit accumulée est à lui seul une source de préoccupation.La situation devient d’autant plus inquiétante qu’une grande partie de ces finances sont injectées dans des structures non réformées telles que la santé publique, la sécurité et la justice, ce qui nous fait penser aux sables mouvants qui engloutissent sans laisser de trace et sans aucun résultat positif tous les moyens qui leur ont été accordés, contrairement au bon sens.
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