Malgré la conjoncture fort compliquée en Allemagne, avec les incertitudes autour de la formation d’un nouveau gouvernement, le 20 janvier, la chancelière allemande Angela Merkel a effectué une visite en Bulgarie pour s’informer à la source des intentions et des priorités de la présidence bulgare du Conseil européen. Le lendemain, nous avons appris avec soulagement que les sociaux-démocrates ont donné le feu vert à l’ouverture de négociations en vue de la formation d’un gouvernement de coalition, ce qui a dissipé les craintes de ceux qui auraient pu douter des engagements de la chancelière et de son soutien à la présidence bulgare de l’Union européenne.
Au sujet de la présidence, le soutien a également été exprimé par la France, en la personne de sa ministre en charge des Affaires européennes, Nathalie Loiseau, qui est arrivée à Sofia, alors que le président Emmanuel Macron s’entretenait avec Angela Merkel à Paris. Et Nathalie Loiseau n’a pas manqué de souligner que les priorités bulgares rejoignaient les ambitions de la France pour une Europe plus souveraine, unie et démocratique…
Comment doit-on interpréter le soutien ferme des deux plus grandes puissances européennes à la présidence bulgare de l’Union européenne ? Visiblement, les articles sur la corruption de haut niveau, la pauvreté, la violation des normes écologiques en Bulgarie, n’ont pas trop contrarié la France et l’Allemagne qui considèrent toujours la Bulgarie comme un partenaire légitime et digne de respect. Car autant les Français que les Allemands ont soutenu les priorités et les ambitions de la présidence bulgare, qui mise sur l’emploi, la croissance et la compétitivité, la cohésion et l’unité de l’Union européenne, qui protège ses citoyens, l’union énergétique et les actions face aux changements climatiques, la liberté, la sécurité et la justice…
Angela Merkel a salué non seulement les principales priorités, mais aussi l’initiative complémentaire du premier ministre Borissov relative à une rencontre de la CE avec le président truc Recep Tayyip Erdoğan en vue d’une normalisation des relations entre l’UE et le plus grand voisin de la Bulgarie. En remerciant la Bulgarie pour les efforts qu’elle fournit pour la protection des frontières extérieures de l’UE, Merkel a laissé entendre que la Présidence bulgare pourrait compter sur le soutien allemand aussi bien pour ce qui est d’une politique plus ferme par rapport à la migration. Le premier ministre Borissov plaide depuis longtemps en faveur d’un tel durcissement, ce qui malheureusement n’a pas toujours été compris et soutenu. La partie allemande s’est aussi déclarée solidaire des intentions de la présidence bulgare d'accélérer l’intégration européenne des Balkans occidentaux. Les intentions de l’UE soutenues par Berlin de financer la construction d’autoroutes, de lignes de chemin de fer et de ports dans la région des Balkans ont été qualifiées par Boyko Borissov d’un précieux apport à la connectivité, au développement du tourisme et à la libre circulation de marchandises dans la région.
Le constat de Paris selon lequel des propositions françaises résonneraient dans les priorités de la présidence bulgare suppose très probablement que soit soutenu chaque effort de la présidence visant à ce qu’un nouveau dynamisme soit donné au projet européen.
Il existe des positions similaires dans cette direction entre les deux pays, surtout pour ce qui est des réformes du marché du travail, de la politique européenne de défense et de l’industrie militaire, ainsi que de la réforme dans la politique européenne d’asile.
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